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Page 3 sur 3 La stratégie de réductions des coûts Fort des récentes avancées des start-up coréennes, le ministère de information et de la communication (MIC) a annoncé en octobre 2005 que les Coréens pourront acheter des robots très perfectionnés à des prix raisonnables allant de 1000$ à 2000$ dès 2006. Il projette pour cela de lancer trois types de robots basés sur une connexion réseau très haut débit. Le développement de ces réseaux en Corée est tel qu’il est envisageable de l’utiliser pour des applications de robotique. En fait, les robots seront simplement dotés de la mécanique, leur permettant de « sentir » leur environnement. Un robot sera un ensemble de capteurs et d’actionneurs qui permettront de le mouvoir et de le faire réagir. Les informations provenant des capteurs transiteront par l’intermédiaire des réseaux et seront donc traitées sur une machine distante, qui constituera le cerveau du robot. Une fois les données traitées, les résultats des actions à effectuer sont envoyés au robot. L’opportunité de ces réseaux est formidable puisque l’effort de construction du robot est largement simplifié. Mieux encore, les différents modèles de robots communiqueront avec le cerveau selon un protocole standard, ce qui permettra de développer une seule intelligence commune et réutilisable, permettant encore une diminution notable du prix. Cette intelligence pourra ensuite être améliorée, couplée à d'autres types de capteurs et actionneurs comme le système électrique de la maison, les volets, la télévision,... La future maison coréenne sera intelligente, et ses mains seront des robots. La clef de la réussite d’une telle architecture est bien évidemment le haut débit des réseaux sans fils disponibles en Corée sans lesquels on ne pourrait envisager la commande distante en quasi temps réel.
C’est seulement quelques mois après cette annonce, le 09 février 2006, que la start-up Robotis a annoncé publiquement la réalisation d’un robot capable de courir. Le robot est entièrement relié au réseau qui lui dicte comment agir. Du coup, le robot RX ne mesure que 60 centimètres. Il possède également d’autres facultés comme reconnaître des visages et la voix des personnes qui l’entoure. Robotis a réalisé ce robot en seulement une année et 1 million de dollars. Elle a reçu pour cela l’aide de Samsung et du ministère de l’information et communication.
Oh Sang-rok, du ministère de l’information, déclare que l’avenir des robots Coréens est plus intéressant que celui des Japonnais, car il est beaucoup rentable d’externaliser l’intelligence que de produire du matériel embarqué cher et d’un entretien très coûteux.
« Les robots japonais sont des modèles complets équipés de tous les logiciels nécessaires à l'interaction et au traitement. Mais nos robots sont conçus pour télécharger des programmes sur des serveurs distants avec les mises à jour occasionnelles » déclare Oh Sang-rok.
« Grâce à cela, nous pouvons offrir des robots à des prix qui n'effrayeront pas les utilisateurs moyens alors que les Japonais n’en sont pas capables. Vous pouvez alors deviner que c'est cette différence qui a poussé Sony à abandonner QRIO », a-t-il ajouté. En effet, Sony a annoncé le mois dernier qu’il allait arrêter le développement de QRIO, apparemment à cause de la faible viabilité commerciale de ce coûteux humanoïde.
En conclusion, le système coréen de subvention du marché de la robotique s'appuie à la fois sur les finances publiques et sur les budgets que doivent allouer les grands groupes industriels privés. Les bénéficiaires sont de petites start-up motivées et pleines de ressources pour créer et commercialiser de manière rentable des robots de toutes sortes. Pour cela, la solution optimale semble être la décorrelation maximale du software et du hardware. Le software en tire profit en permettant d'être réutilisé et peut exploiter des puissances de calculs très importantes sans influer sur le prix du robot. Grâce à cette séparation, le hardware est beaucoup moins cher et beaucoup plus facile à construire. L'entrée récente de la Corée dans la course aux robots, et l'accélération de la création de robots viables commercialement laisse présager un bel avenir. L'aventure dans laquelle se lance la Corée est donc à suivre de très près. Les idées et les trouvailles ne manquent pas. Le système économique qui s'organise autour de ce secteur devraient être source d'inspiration pour nous autres. Mais le Japon et les États-Unis ne sont pas en reste, et possèdent sans aucun doute de quoi donner de la répartie. Leurs états respectifs y veilleront assurément.
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salut maman Ecrit par Visiteur le 2008-02-05 16:50:48
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