Bruno Bonnel, le retour du patron emblématique
(Source) L'ancien patron d'Infogrammes dirige aujourd'hui une société spécialisée dans la distribution de robots domestiques. Il est cette semaine au Japon avec Gérard Collomb. Toujours aussi volubile, Bruno Bonnel, l'ancien PDG emblématique d'Infogrammes (jeux vidéo), qui fait aujourd'hui encore référence auprès de nombreux dirigeants lyonnais, n'a pas perdu son temps pour revenir en grâce. Peut-être pas avec autant d'éclat que du temps d'Infogrames, mais toujours avec la même fougue entrepreunariale. Hier l'informatique, les jeux vidéo, aujourd'hui les robots. Le président de Syrobo (Syndicat des robots français) s'apprête d'ailleurs à sortir un vrai plaidoyer pour les robots domestiques « Viva robolution, un robot à la maison mais pour quoi faire ? »
En vrai shopper, celui qui fait partie de la délégation de Gérard Colomb présente cette semaine au Japon, a fureté de nombreuses heures dans les magasins japonais pour dénicher les nouveaux robots en vogue.
Depuis son départ d'Infogrammes, c'est Robopolis (10 salariés), l'entreprise qu'il a rachetée en 2006, qu'il veut développer.
Spécialisée dans la distribution de robots domestiques dédiés aux usages familiaux (nettoyage, surveillance, éducation, loisirs) et dans le développement de logiciels pour plateformes robotiques, son entreprise, qui aurait réalisé 5 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2008, serait « sur une bonne tendance pour 2009. » Selon ses pronostics il devrait écouler 40 000 Roomba, robots aspirateurs (prix de vente : de 399 à 599 euros) en 2009 contre 20 000 en 2008 et 4 000 en 2007. Son produit phare échapperait donc à la crise.
Même s'ils suscitent encore aujourd'hui quelques défiances, les robots seront dans quelques années avance-t-il « amplificateurs de notre vie sociale ». Le choc culturel est selon lui amorcé et inéluctable.
Celui qui avoue avoir construit son premier robot à l'âge de 10 ans « avec une machine à laver », qui reconnaît que « c'est un chien-robot qui a appris à marcher à m(s)on fils Balthazard », vit, semble-t-il, avec un vrai enthousiasme cette passion pour les robots. « Dans les deux ans, il y aura des secteurs dédiés aux robots domestiques dans la grande distribution », suppute-t-il avant d'évoquer Rovio, le robot de surveillance qu'on peut piloter à distance (prix de vente : 399 euros) ou la méthode de programmation robotique qu'il va commercialiser prochainement.
Décidément, lorsqu'il est lâché, Bruno Bonnel est intarissable. Et il imagine déjà pour 2020 le robot qui réalise les gestes techniques de l'infirmière, pour 2050 la voiture sans chauffeur, convaincu dit-il que « le robot rendra l'homme plus humain ».
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Bruno Bonnel, sur la trajectoire d'un entrepreneur
A 50 ans, le PDG de Robopolis depuis 2006 a délaissé les jeux vidéo pour focaliser toute son énergie sur les robots domestiques. Diplômé de CPE (Chimie physique électrique) de Lyon), licencié d'économie à Dauphine, celui qui a commercialisé le fameux TO7 en 1982 pour Thomson, le premier ordinateur familial, qui a écrit l'ouvrage « Pratique d'un ordinateur famillial » en 1983, joue aujourd'hui au récidiviste. En 1983 lorsque son ouvrage se vend à 14000 exemplaires, il décide avec les recettes de créer Infogrames, à Villeurbanne, entreprise qui ne tarde pas à éclore. En 1993, c'est l'introduction en Bourse, en 1997 c'est le premier service sur le web, en 1999, c'est la première télé consacrée aux jeux vidéo. A la fin des années quatre-vingt-dix, le mentor d'Infogrames procède à des opérations de croissance externe sur des entités comme Phillips Média Interactive, Hasbro, GT etc. et dirige alors une entreprise de 3 500 salariés, implantée dans 57 pays avant de tirer sa révérence en 2007. Depuis cette date, ce père de quatre enfants, qui vient de domicilier Robopolis en terres villeurbannaises, a donc entamé avec toute le sens entrepreneurial qui le caractérise, une nouvelle aventure convaincu « en homme de software » que la révolution robotique est amorcée. Des convictions qu'il développera prochainement dans son ouvrage à paraître intitulé « Viva la Robolution ».
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Franck Bensaid sur le leprogres.fr