Comment la Corée compte gagner un marché
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La stratégie de réductions des coûts
C’est seulement quelques mois après cette annonce, le 09 février 2006, que la start-up Robotis a annoncé publiquement la réalisation d’un robot capable de courir. Le robot est entièrement relié au réseau qui lui dicte comment agir. Du coup, le robot RX ne mesure que 60 centimètres. Il possède également d’autres facultés comme reconnaître des visages et la voix des personnes qui l’entoure. Robotis a réalisé ce robot en seulement une année et 1 million de dollars. Elle a reçu pour cela l’aide de Samsung et du ministère de l’information et communication.
Oh Sang-rok, du ministère de l’information, déclare que l’avenir des robots Coréens est plus intéressant que celui des Japonnais, car il est beaucoup rentable d’externaliser l’intelligence que de produire du matériel embarqué cher et d’un entretien très coûteux.
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« Les robots japonais sont des modèles complets équipés de tous les logiciels nécessaires à l'interaction et au traitement. Mais nos robots sont conçus pour télécharger des programmes sur des serveurs distants avec les mises à jour occasionnelles » déclare Oh Sang-rok.
« Grâce à cela, nous pouvons offrir des robots à des prix qui n'effrayeront pas les utilisateurs moyens alors que les Japonais n’en sont pas capables. Vous pouvez alors deviner que c'est cette différence qui a poussé Sony à abandonner QRIO », a-t-il ajouté. En effet, Sony a annoncé le mois dernier qu’il allait arrêter le développement de QRIO, apparemment à cause de la faible viabilité commerciale de ce coûteux humanoïde.
En conclusion, le système coréen de subvention du marché de la robotique s'appuie à la fois sur les finances publiques et sur les budgets que doivent allouer les grands groupes industriels privés. Les bénéficiaires sont de petites start-up motivées et pleines de ressources pour créer et commercialiser de manière rentable des robots de toutes sortes. Pour cela, la solution optimale semble être la décorrelation maximale du software et du hardware. Le software en tire profit en permettant d'être réutilisé et peut exploiter des puissances de calculs très importantes sans influer sur le prix du robot. Grâce à cette séparation, le hardware est beaucoup moins cher et beaucoup plus facile à construire. L'entrée récente de la Corée dans la course aux robots, et l'accélération de la création de robots viables commercialement laisse présager un bel avenir. L'aventure dans laquelle se lance la Corée est donc à suivre de très près. Les idées et les trouvailles ne manquent pas. Le système économique qui s'organise autour de ce secteur devraient être source d'inspiration pour nous autres. Mais le Japon et les États-Unis ne sont pas en reste, et possèdent sans aucun doute de quoi donner de la répartie. Leurs états respectifs y veilleront assurément.